
Académie Nationale de Médecine, 6 rue Bonaparte - 75006 PARIS - Mise au point au nom d'un groupe de travail (1)
L'Académie de médecine, après avoir constitué un groupe de travail ad hoc et pris l'avis d'experts, notamment au sein de l'AFSSAPS, précise que :
- La question des risques des cosmétiques pour bébés se situe dans le contexte général de l'exposition de l'organisme humain aux milliers de composés chimiques présents dans l'environnement. Or, l'analyse des effets toxiques à long terme est difficile.
- Il est vrai que la physiologie des nourrissons, en particulier des prématurés, leur est spécifique, que la fréquence des lésions cutanées et les modalités d'application des cosmétiques peuvent aboutir, après résorption cutanée, à des concentrations sanguines des divers ingrédients très supérieures à celles de l'adulte. Il faut insister sur l'absence de données sur la résorption percutanée chez le nourrisson et le jeune enfant, ainsi que sur l'absence de connaissances sur le métabolisme et l'excrétion des ingrédients contenus dans les crèmes chez les nourrissons.
- Des règles de précaution existent quant à l'utilisation des cosmétiques, sachant qu'on dénombre 8 À 15 ingrédients par produit. La cosmétovigilance est assurée par l'AFSSAPS.
- La prescription et la recommandation de cosmétiques engagent la responsabilité médicale, alors qu'ils ne bénéficient pas des garanties de l'AMM.
L'Académie de médecine rappelle :
- qu'il ne peut y avoir de médecine que fondée sur les faits. Inquiéter l'opinion sans preuve n'est en aucun cas une démarche scientifique et éthique. On ne peut raisonnablement affirmer qu'il existe un risque d'apparition de cancers en cas d'exposition à long terme et, simultanément, qu'il n'y a pas de preuve formelle de la nocivité de tel ou tel produit ;
- que le principe de précaution ne saurait justifier une attitude systématiquement alarmiste, surtout quand celle-ci est fondée sur une expérimentation non pertinente, et alors que nombre de cosmétiques pour bébés sont utilisés depuis plusieurs générations dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes.
L'Académie de médecine recommande :
- de développer une recherche appropriée sur la résorption percutanée, le métabolisme, l'excrétion et la toxicité des ingrédients composant les cosmétiques pour jeunes enfants ;
- de limiter le plus possible le nombre d'ingrédients entrant dans la composition des produits utilisés chez les nourrissons et les jeunes enfants ;
- de privilégier les ingrédients les plus anciennement connus pour leur absence de toxicité à court, à moyen terme et, si possible, à long terme ;
- de n'admettre dans la composition des produits cosmétiques pour bébés que des substances dont l'absence de toxicité a été démontrée en tenant compte non seulement de tous les composants du produit mais aussi de leurs interactions éventuelles ;
- de renforcer la cosmétovigilance en obtenant des agences et organismes chargés de la protection de la santé qu'ils établissent des normes de sécurité les plus rigoureuses possibles et suscitent des études épidémiologiques à long terme sur les différents types de toxicité ;
- de veiller à ce que tous les composants entrant dans la composition des cosmétiques pour bébés soient clairement mentionnés sur l'emballage.
Le texte de cette mise au point a été présenté lors de la séance académique du mardi 9 décembre 2008
(1) Constitué de : Mrs Jacques BAZEX (2), Jean-François DUHAMEL (3), Jean-Louis MONTASTRUC (3) et Paul VERT (Président) (2).
(2) Membre de l'Académie Nationale de Médecine
(3) Membre correspondant de l'Académie Nationale de Médecine

Des assertions sur la prétendue nocivité de ces produits (en fait ces scientifiques demandent la preuve négative de l'innocuité) qui ne sont étayées par aucune preuve scientifique indiscutable ont ainsi été relayées par certains medias.
Il est regrettable et même consternant que de tels raccourcis entre des questions légitimes sur les composants utilisés d'une manière générale dans les produits cosmétiques et la prétendue déclaration d'un problème de santé publique aient été pris. Nous sommes particulièrement indignés par l'amalgame fait entre la remise des coffrets-cadeaux et des questions plus générales de santé qui peuvent être influencées par de nombreuses données environnementales.
Comme le rappelle justement le professeur Narbonne, professeur de toxicologie à l'université de Bordeaux 1 et expert auprès de l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments, interrogé par Le Point le 18 Septembre :
« Il n'a pas été prouvé qu'il y a là un problème de santé publique »
Il nous semble donc important de rester factuels et réfléchis:
- La Boite Rose est une institution dans les Maternités françaises depuis plus de 50 ans. Elle est gratuite et permet de fournir aux mamans des informations et conseils pour l'accueil et le soin du bébé, des bons de réduction, et des échantillons de produits destinés au bébé, à la maman ou au papa.
- Les échantillons des produits éventuellement concernés représentent 3 articles dans la Boite Rose sur la trentaine de composants offerts aux mamans. Nous parlons de lingettes, d'un flacon 125 ml de fluide nettoyant et d'un échantillon 7 ml de lait de toilette hypo allergénique. Ces 3 produits sont des produits de marques extrêmement connues, présentes sur le marché depuis des années et commercialisées par des entreprises réputées.
- La réglementation sur ces produits est particulièrement sécuritaire et stricte comme l'a rappelé la FEBEA (Fédération des entreprises de beauté) dans son communiqué du 18 septembre, que nous joignons à ce pli à titre d'information.
- Les éléments avancés quant à la prétendue nocivité des produits concernés ne reposent sur aucune étude scientifique validée : il est important de souligner qu'à ce jour, aucune conclusion concernant le mode d'administration, la durée d'application et la quantité appliquée n'a pu être dégagée.
Il nous semble donc qu'à ce stade et au vu des éléments scientifiques disponibles, il n'y a aucune légitimité à se réclamer du principe de précaution auquel nous nous soumettrions si des éléments scientifiques sérieux et nouveaux venaient à démontrer la toxicité des produits incriminés. Le principe de précaution est louable mais ne peut être appliqué ici. Le désir de se soustraire à l'influence de tout composé chimique impliquerait de revoir totalement les modes de consommation ou de soins (sont concernés, outre l'industrie alimentaire, tous les pansements, gouttes nasales, ophtalmiques, auriculaires, suppositoires...), c'est-à-dire qu'il s'agit d'un problème de société.
Mais aussi leur retrait de la Boite Rose ne réglerait évidemment en rien les questions de la disponibilité de ces produits qui sont vendus en pharmacie ou en grande surface. Ces produits sont également très largement utilisés dans les nurseries des maternités.
La mesure serait donc purement symbolique et pourrait être perçue comme une reconnaissance ouvrant la porte à de nouvelles revendications dirigées cette fois directement contre les marques et l'ensemble des professionnels qui utilisent leurs produits au quotidien.
Société responsable et citoyenne, Family Service est engagée depuis des années auprès du personnel de périnatalité et des associations pour le bien être des bébés et l'accueil des nouveau-nés dans les maternités. Nous nous engageons sur des problèmes de santé publique importants tel que la tabagie chez la femme enceinte en apportant notre soutien actif à l'APPRI et le label Maternités sans Tabac. Nous soutenons plus de 10 associations qui oeuvrent dans ce sens et notamment ‘Gynécologies sans frontières', ‘SOS Prema', le CRFTC (« Ne secouez pas bébé ») et « Naitre et Vivre ».
Au regard de nos engagements, vous comprendrez notre indignation quant aux mises en cause de l'innocuité des produits distribués via La Boite Rose et des demandes irraisonnées qui y sont associées. Nous souhaitons continuer à travailler en partenariat intelligent avec le personnel de périnatalité et les établissements de santé comme nous le faisons depuis des années. Nous demeurons à votre disposition pour répondre aux questions que vous pourriez avoir sur la Boite Rose et explorer avec vous comment rassurer les mamans.
L'arrivée d'un bébé est un moment de joie, et doit le rester.
Il est important aujourd'hui de rassurer les mamans.
Sincères salutations,
Christine GANDON, Directrice Générale Family Service

L’ANPDE jette les bases d’une association européenne des puéricultrices. « Je fais ce rêve, et vous le réaliserez » a déclaré Jeanine DORBES, présidente de l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes, aux 400 puéricultrices françaises, luxembourgeoises, belges et suisses qui se sont réunies jeudi et vendredi 19 et 20 juin en congrès à Strasbourg.
« Partager les expériences des collègues européennes nous permet de constater que les problèmes qui se posent à l’enfant et à sa famille sont identiques partout » a poursuivi Jeanine DORBES, « C’est pourquoi l’ANPDE encourage une collaboration étroite des professionnelles de la petite enfance, où qu’elles se trouvent en Europe ».
Le congrès annuel de l’ANPDE s’est clôturé vendredi 20 juin à Strasbourg, après 48 heures de rencontre entre des professionnels de la petite enfance venus de la France entière, des DOMTOM et de plusieurs pays européens. Ces deux journées professionnelles étaient présidées par le Docteur Jeanne Meyer, Médecin de Santé Publique et Coordonnateur de la Maison de l’Adolescent de Metz, et le Professeur Jean-Yves Hayez, chef du service de psychiatrie infanto-juvénile aux Cliniques Universitaire Saint Luc, à Bruxelles.
Elles étaient placées sous le haut patronage du ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports : Roselyne BACHELOT.
À l’invitation de l’ANPDE, 400 puéricultrices sont venues à Strasbourg écouter des chercheurs et des médecins sur la place de l’enfant au coeur de l’Europe. Les prochaines Journées Nationales d’Études des puéricultrices de l’ANPDE se dérouleront à Bordeaux en 2009. D’ici là, les puéricultrices restent mobilisées pour faire valoir leur spécialité et la spécificité de leur profession, que ce soit à l’hôpital (maternité, pédiatrie, néonatologie, chirurgie …) ou en milieu extra hospitalier (PMI, crèche, établissement d’accueil … ).
L’ANPDE : 60 ANS D’EXPERTISE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DE L’ENFANCE. L’association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Étudiantes a été fondée en 1949 et elle est reconnue d’utilité publique depuis 1968. L’ANPDE réunit 3.000 des 11.000 professionnelles qui veillent en France sur les enfants et les adolescents. Les puéricultrices sont spécialisées dans le développement des enfants et assument des responsabilités médicosociales croissantes, dans le domaine des soins, de l’éducation, de la gestion et de l’encadrement, sans oublier l’accueil et le soutien aux familles.
Communiqué de presse de l'ANPDE le 30 juin 2008 - contact@anpde.asso.fr - Source : www.infirmier.com

L'Etablissement français du sang appel au don de sang de cordon ombilical. Selon L'Etablissement français du sang, le don de sang de cordon ombilical, ou sang placentaire, permet de sauver des vies.
Lors de l'accouchement, il est en effet possible de donner ce que l'on appelle du sang placentaire ou sang de cordon ombilical. Le sang placentaire est collecté, après la naissance. Ce sang contient des cellules souches qui pourront sauver des patients atteints de maladies du sang comme une leucémie.
Cette collecte n'est ni douloureuse ni dangereuse, que ce soit pour la femme enceinte ou pour l'enfant car elle ne modifie pas les gestes médicaux de l'accouchement.
Pour faire ce don, il faut respecter cinq conditions « indispensables ». Il faut avoir eu un entretien avec un médecin spécialiste pendant la grossesse. L'accouchement doit avoir lieu dans une maternité habilitée (voir liste ci-après).
Il sera également procédé à un examen clinique de votre bébé à la naissance et à partir de l'âge de 3 mois, une analyse de votre sang en vue de dépister une éventuelle maladie infectieuse effectuées gratuitement à deux reprises. Il sera aussi fait mention spéciale, figurant sur le carnet de santé de l'enfant, demandant d'informer l'Etablissement français du sang en cas de maladie grave. Ces mesures permette d'assurerez la sécurité du don pour le patient qui en bénéficiera.
Liste des maternités habilitées pour le don de sang de cordon ombilical :
- Maternité du Centre Hospitalier Universitaire de Besançon (03.81.66.81.66),
- Maternité de la Polyclinique De Franche-Comté (Besançon - 03.81.41.81.41),
- Maternité du Centre (03.84.57.41.67),
- Hôpital Pellegrin / Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux (Talence - 05.56.79.56.79),
- Maternité Bel Air / Polyclinique Bordeaux Nord (Bordeaux - 0.826.307.111),
- Clinique Cenon / Polyclinique Bordeaux Rive droite (Cenon - 0.826.300.484),
- Clinique du CHU de Limoges (05.55.80.63),
- Centre Hospitalier Universitaire Robert Debré (Paris - 01.40.03.21.55).
Plus d'information ? Le site de l'Etablissement français du sang.

Depuis mercredi 9 avril, un forum a été mis en place par Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, pour que chacun puisse s'exprimer sur l'organisation des soins. Il fait suite aux États généraux de l'organisation de la santé (EGOS) qui se sont clôturés mercredi dernier après plusieurs mois de discussions
sur : " Comment garantir un égal accès aux soins à tous et sur tout le territoire ?"
Vous pouvez participez au débat en vous connectant sur le portail forum du gouvernement www.forum.gouv.fr et partagez vos expériences et vos idées sur des thèmes comme : Comment concilier la qualité des soins et la nécessaire proximité avec les patients ? Comment arriver à maintenir les médecins dans nos campagnes? Quelles sont les missions que des professionnels de santé, comme les pharmaciens ou les infirmières, pourraient assurer ? Etc...
A noter que le projet de loi sur la modernisation de l'accès aux soins, est annoncé pour l'automne 2008.
Source : Communiqué de presse de l'URCAM du 11 avril 2008.